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Les images de Reims-Lens avec le modèle de coup-franc de Yann Kermorgant.
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REIMS . – Racing Club de Lens bat Stade de Reims 2-1 (1-1). Arbitre : M. Malige. 19.995 spectateurs. Buts : pour Reims, Kermorgant (45e); pour Lens, Monnet-Paquet (20e), Maoulida (76e). Avertissements : aux Rémois, Truchet (34e), Ielsch (57e), Deaux (62e), N’Diaye (81e); aux Lensois Ramos (41e), Kovacevic (45e), Laurenti (57e).
REIMS : Liébus; Truchet, Deaux, Barbier (cap), Ielsch; N’Diaye; Mandanne, Gamiette, Didot (Moimbé, 70e), Fortes; Kermorgant.
LENS : Runje; Laurenti, Chelle (cap), Sartre, Ramos; Sablé, Roudet, Kovacevic (Keita, 70e); Monnet-Paquet (Doumeng, 86e), Maoulida, Boukari.
20e: Reims est à l’attaque avec un centre de Truchet. Didot récupère dans l’arc de cercle, devant la surface. Mais Sablé le charge illégalement. L’arbitre ne bronche pas. Sartre ressort la balle pour Roudet. Celui-ci décale Maoulida, pas hors jeu puisque couvert par Deaux. Le centre de Maoulida est repris victorieusement par Monnet-Paquet du plat du pied (Reims 0 – Lens 1).
45e: Mandanne perfore la défense lensoise, évite Sartre mais est séché par Kovacevic alors qu’il armait une frappe. Le coup-franc aux 20 m est converti par Kermorgant malgré Sartre qui a tenté de s’élever du mur pour détourner le ballon (Reims 1 – Lens 1).
76e: Roudet, surveillé de trop loin par Gamiette et N’Diaye, sert Maoulida qui a échappé à Deaux. Deux inattentions payées cher puisque le Lensois pique son ballon au-dessus de Liébus (Reims 1 – Lens 2).
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En ce week-end de Toussaint, Reims a signé un scénario de circonstance pour venir à bout de Châteauroux (4-3). Le Stade a d’abord été citrouille puis carrosse. Ses supporters ont vécu une soirée à frissons. Explications.
“Mascarade” en première période
Emmenés par Sylvain Didot qui n’avait plus été capitaine depuis le 25 avril au Havre (0-2), les Rémois ont raté leur première mi-temps. Auteur de l’ouverture rapide du score, Yann Kermorgant a évoqué “une mascarade”. Reims, qui menait pour la première fois à la maison, n’a pas su gérer ce viatique. Les Castelroussins en ont profité pour mener 3-1 au repos. Sans forcer.
A la reprise, sans doute la Berrichonne a-t-elle cru que le match était plié. L’adversaire, hué par ses supporters, semblait une proie facile. Erreur soulignée crûment par l’entraîneur Christian Sarramagna dans les colonnes du quotidien La Nouvelle République.
Repartant au petit trot, la Berri a été surprise par des Stadistes pas géniaux mais généreux et volontaires. Avec l’énergie du désespoir, les Rouge et Blanc ont joué enfin tous les onze ensemble. “On s’est mis chiffon”, confirmait encore “Kermo” sur le site officiel du club.
Le précédent guingampais
Jusqu’ici équipe la plus faible à domicile (un nul et quatre défaites), la troupe de Didier Tholot a renversé la vapeur. Elle a d’abord comblé ses deux buts de handicap. Puis, elle a même inscrit celui du succès par Lucas Deaux. Le jeune défenseur central fut l’auteur d’un doublé comme Yann Kermorgant (3 buts chacun à leur compteur).
La performance est de taille. Personne n’avait effectué une telle remontée depuis le 23 février 2007. Guingamp était alors aller battre Brest chez lui (3-2) après avoir été mené 2-0. Le capitaine de l’En Avant était alors Richard Martini, défenseur central berrichon vendredi.
Confirmer à Nîmes
Reims met ainsi fin à une série de neuf matches de championnat sans succès. Il était temps même si tout reste à faire. Dès vendredi lorsque le Stade (19e, 10 pts) se rendra à Nîmes (20e, 7). Encore un match pour les croque-morts…
Atout offensif n°1 de Reims, Yann Kermorgant n’est pas du genre à baisser les bras. Il en faut donc beaucoup pour décourager l’attaquant breton du Stade. Mais, à la veille de ses retrouvailles avec Vannes, le Morbihannais laisse poindre, dans les entretiens accordés aujourd’hui au Télégramme de Brest et à Ouest-France, ses regrets d’avoir rejoint la Champagne en 2007.
Venu de Grenoble, Kermorgant espérait jouer les premiers rôles avec Reims “un club ambitieux avec un passé et, je l’espère, un avenir proche”. Las, les Rouge et Blanc jouent le bas de tableau et le maintien alors que Grenoble évolue en L1. « Une carrière de footballeur est faite de hauts et de bas. » Le Rémois est fataliste en évoquant son sort et ce presque défaitiste en analysant la situation du Stade: « On est à notre place. La saison dernière, il y avait plusieurs grosses individualités mais pas de collectif. Cette année, on est toujours en difficulté collectivement et, en plus de ça, les grosses individualités sont parties. »
Vendredi, à 20 heures, se disputera le premier Vannes – Reims de l’histoire du professionnalisme. Et la victoire est impérative. Moins pour le Vannes OC (7e) que pour le Stade (19e) et en quête d’un succès depuis août. C’était à Guingamp, en Bretagne déjà. Heureux présage ?
Au tiers du championnat bouclé avec cette opposition, il y a plus qu’urgence pour les Stadistes. Ils alimentent bien malgré eux sur une série de huit matches sans victoire, leur plus mauvaise passe depuis le retour en L2 en 2004.
Vers un partage
Pour en sortir, les Rouge et Blanc devront sortir leur meilleur jeu au stade de la Rabine où les Vannetais sont invaincus depuis le 26 avril 2008 (Martigues, 0-1). Mieux, promus en L2, les Morbihannais affichent aussi la défense la plus hermétique de la division à domicile : un seul but encaissé par Boukari (45e) lors de leur premier match (Lens, 2-1). Devant son public, Costil a donc préserver ses cages inviolées depuis 405 minutes. C’est dire si Reims devra montrer autre chose que l’indigence de vendredi dernier contre Brest où il n’a pas eu un seul tir cadré à se mettre sous les crampons.
La chance rémoise ? Que le Voc ne retrouve pas non plus toutes ses armes offensives après-demain soir. Les Bretons restent sur deux scores vierges à la Rabine. Comme Reims cumule trois nuls de suite loin de chez lui, on miserait bien sur un partage des points…
Kermorgant revient au pays
Kermorgant attendra plus. Né à Vannes, venu au football dans le club d’un quartier difficile de la ville (Ménimur), le buteur rémois, souvent spectaculaire, espérait retrouver dans d’autres conditions la Rabine où il a évolué jusqu’en 2004. Jouer avec le couteau sous la gorge et la tête de l’entraîneur sur le billot, cela gâche le plaisir.
Pour ce match, le Stade sera privé de son défenseur central Martinez (suspendu) et d’une palanquée de blessés : le latéral gauche Giraudon (genou), le milieu offensif et autre Morbihannais Gragnic (épaule), le libero Barbier (adducteurs), le milieu défensif N’Diaye (mollet)… Côté vannetais, Asuar (cuisse), Lebouc (cuisse) et Faivre (genou) seront absents. Boudarène, malgré un nez amoché à Montpellier, devrait ternir sa place.
A peu de choses près, au terme des derniers entraînements demain, les coaches, Stéphane Le Mignan pour les Vénètes et Didier Tholot le Champenois, devraient retenir les groupes suivants:
VANNES: Costil, Revel (gb); Martot, Delhommeau, Leugueun, Quintin, Ekobo, Diguiny, Auvray, Hervé, Bourhani, Sammaritano, N’Diaye, Sabin, Boudarène, Gimbert.
REIMS: Liébus, Agassa (gb); Tacalfred, Liron, Deaux, Ielsch, Balde, Didot, Moimbe, Burle, Kermorgant, Gamiette, Mandanne, Arrache, Nzigou, Fortes.
“Da’m Buhez” est la devise vannetaise. Cela veut dire “A ma vie”. A la vie à la mort, c’est un peu le quotidien des Rémois qui ont une obligation de résultat vendredi. Sinon, ce sera “Et Voc la galère” !
